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dimanche 19 septembre 2010

bassin d'Arcachon

Le Bassin d'ARCACHON





Le bassin d'Arcachon (Laca d'Arcaishon en gascon) est une étendue d'eau salée située dans les Landes de Gascogne, en Gironde, entre les villes de La Teste-de-Buch au sud, Lège-Cap-Ferret à l'ouest et le delta de Leyre à l'est. La côte d'Argent, qui s'étend du fleuve Adour à l'estuaire de la Gironde, est constituée par un cordon dunaire de 250 km, interrompu uniquement par le bassin d'Arcachon. À la différence des grands lacs landais, il est largement ouvert sur l'océan Atlantique par l'intermédiaire des passes du bassin d'Arcachon et constitue une petite mer intérieure de 155 km² à marée haute et de 40 km² à marée basse. On y pratique l'ostréiculture, la pêche et la navigation de plaisance.


Il n’est pas, au sens hydrographique du terme, un lagon. Mais plongez votre regard dans les eaux quasi-polynésiennes au pied du Banc d’Arguin : il y a de quoi s’y noyer ! Située entre la Dune du Pilat et la Pointe du Cap Ferret, cette langue constitue le plus vaste banc de sable du littoral girondin. Ses contours se modifient sans cesse en raison des marées, mais son étendue à marée basse est d’environ 4 kms de long sur 2 kms de large. Très apprécié des ostréiculteurs, qui y ont installé des parcs à huîtres, le Banc d’Arguin sert également d’aire de repos à de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs. Ce banc, classé réserve naturelle, c’est un peu les Galapagos du Bassin d’Arcachon.
 * Il rassemble 10 communes (du sud au nord) : Arcachon, La Teste de Buch, Gujan-Mestras, Le Teich, Biganos, Audenge, Lanton, Andernos-les-Bains, Arès, Lège-Cap Ferret. De la pointe du Cap Ferret à la Dune.

 
La Ville d’Hiver d’Arcachon
lieu de prédilection des bordelais. 
Détails

villa la JOCONDE
Avec l’acquisition par les Frères Péreire de 400 hectares de forêt domanial sur ce qu’il était commun d’appeler « la montagne » , l’idée d’une future Ville d’hiver commence à prendre forme. Il s’agissait pour la Compagnie du Midi de rentabiliser la ligne de chemin de fer (dont le prolongement jusqu’à Arcachon est achevé en 1857), avec la création d’une fructueuse opération immobilière. Celle-ci vit le jour, en 1862. 


Le développement d’Arcachon et de la Ville d’hiver est intimement lié à la vocation « médicale » de la cité. Il est vrai que les essais de médecins vantant les mérites du climat et de la forêt sont abondants au 19ème siècle.

Dès lors, en Ville d’hiver s’élèvent de nombreux hébergements à destination des particuliers.  Les plus aisés pouvaient s'offrir le charme et le confort d'une villa ou d'un logement au sein de « maisons de famille » spécialement équipées. Pour les autres, des sanatoriums à l’aspect de « chalet » furent crées.



Des Villas flamboyantes 
En 1867, la Société Immobilière 
d’Arcachon filiale de la Compagnie 
du Midi fit construire 73 villas.
 
Des particuliers firent également bâtir des villas de tous styles qui empruntaient leur architecture à l’Espagne, l’Italie ou l’Afrique du Nord, au style classique ou encore au Moyen Age. 

 
Des bow-windows de la Villa Enchantée au donjon de la Villa Coulaine en passant par des motifs orientaux de la Ville Myriam, la Ville d’Hiver n’a de cesse de susciter l’intérêt des architectes et l’émerveillement des promeneurs.

Détail des fenêtres de la Villa LA WALKYRIE
Ne manquez les splendeurs de ces demeures dans un seul album .
Arcachon et sa " ville d'hiver " , mais aussi des trois autres saisons.


Eglise Mauresque
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La Pinasse  
 
Tout simplement parce que ce bateau, « La Pinasse », emblématique du Bassin d’Arcachon  au même titre que les cabanes < tchanquées  >, a été à l’origine du développement économique de notre belle région.   


La pinasse est une barque plate typique du Bassin, sans doute issu d'une pirogue, c'est l'embarcation parfaitement adaptée à la navigation dans un domaine maritime marqué par de fortes marées.




- elle est le bateau des ostréiculteurs et des pêcheurs du Bassin  
- elle permet le transport de matériaux et de passagers

 C’est aujourd’hui un bateau de loisirs et de promenade  très recherché par les collectionneurs et toujours fabriqué dans les règles de l’art pour une clientèle à la recherche d’originalité et d’exception.

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Le parc ornithologique du Teich

Le Martin Pêcheur et sa proie
Le Parc Ornithologique du Teich est situé entre le delta d'une rivière sauvage, l'Eyre, et le Bassin d'Arcachon, à quelques kilomètres de Bordeaux. Forêts, roselières, prairies, marais maritimes et lagunes occupent 120 hectares aménagés dans le respect de la nature et pour son observation. Le Parc compte jusqu'à 260 espèces d'oiseaux, migrateurs comme sédentaires, dont 80 nichent sur place.
La cigogne
Terrain de pisciculture jusque dans les années 60, ouvert au public depuis 1972, le Parc Ornithologique du Teich est reconnu d'importance Internationale et reçoit l'aide technique du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne. Tout est fait pour favoriser la rencontre entre la faune sauvage et le visiteur. Grâce aux 6 km de sentiers pédestres et aux 20 observatoires couverts, les promeneurs pourront découvrir les richesses naturelles de ce parc et la multitude d'oiseaux sauvages qui y séjourne. Le Parc propose donc trois parcours différents. Le sentier de l'oie est le plus long, il couvre 4 km et permet d'accéder à 17 observatoires. Le visiteur aura ainsi une vue imprenable sur le bassin d'Arcachon.

Le Chevalier Gambette
Le sentier de la cigogne, conseillé aux familles avec enfants, s'étend quant à lui sur 2 km et permet aux visiteurs d'accéder à des observatoires intelligemment placés sur les marais. Ceci permet de voir plus facilement la faune environnante. Enfin, le sentier du Rouge-Gorge a été spécialement conçu pour les enfants. Il permet d'observer les oiseaux, et de découvrir le parc sous un angle ludique et pédagogique avec diverses animations comme le chemin des outils, le jardin ornithologique, l'impasse des nuages.
 
La Maison de la Nature, centre d'animation du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne, propose toute l'année des visites guidées et commentées destinées aux enfants, notamment aux groupes scolaires.
Le Parc peut accueillir également les associations, comités d'entreprise, ou groupes de randonneurs pour des visites libres ou commentées.

Et bien sûr, chacun peut venir visiter le Parc : il est ouvert tous les jours de l'année. On trouve également sur place de quoi se restaurer, une aire de pique-nique, et même un agréable lieu d'hébergement. Si vous avez oublié vos jumelles, vous pouvez en louer sur place. Enfin, aux alentours, les activités de manquent pas : kanoë-kayak, randonnées pédestres, vélo, visite de la ville du Teich, détente au bassin d'Arcahon.
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Les Cabanes Tchanquées

Au milieu du Bassin se trouve le paradis : l’Île aux Oiseaux et ses grèves blanches, réserve naturelle protégée où les oiseaux migrateurs faisant halte se mêlent aux poules d’eau et aux bécasseaux. En 1868, l’île, mentionnée dans le Guide de l’étranger à Arcachon, est décrite comme « une sorte de banc de sable » qui n’est guère « habitée que par des lapins, des canards et les oiseaux de passage qui s’y trouvent en grand nombre, ce qui en fait un rendez-vous de chasse très fréquenté ». À deux pas, l’aube humide laisse flotter dans la brume l’autre emblème du Bassin d’Arcachon : les cabanes tchanquées. Les deux rivales de la dune du Pilat, isolées à chaque marée haute, semblent des bateaux fantômes montés sur échasses. D’ailleurs, « chancas », francisé de manière patoisante en « tchanques », désigne des échasses. Quoi de plus normal dans cet éden traversé par les échassiers des rives ou les chevaliers gambettes venus d’Afrique ? Ces deux cabanes sur pilotis inéluctablement cernées par la mer tiennent pourtant leur nom du berger landais veillant sur son troupeau juché sur ses échasses.Veiller. La première cabane tchanquée construite sur le Domaine Public Maritime a justement pour vocation la surveillance des parcs ostréicoles développés par Napoléon III.
 En 1943, celle battue par les vents, le sel et l’océan tombe dans la nuit sous le souffle de la tempête. Non loin de ses ruines, une nouvelle construction émerge en 1945 sur la concession n° 51, rejointe peu de temps après par sa presque jumelle : la cabane tchanquée au numéro 53. Un demi-siècle après son édification, la deuxième cabane tchanquée de l’île arrive, à l’issue d’une succession en déshérence, entre les mains de l’Etat. Frappée par la tempête de décembre 1999, elle fait l’objet d’un arrêté de péril en 2000, puis d’une opération de démolition-reconstruction à l’identique pilotée par la municipalité de La Teste de Buch, gestionnaire du site naturel depuis 2005, puisque d’après la consultation engagée toute restauration s’avère impossible.

Le Banc d'Arguin est classé réserve naturelle depuis 1972.

< A l'entrée du Bassin d'Arcachon, entre la Dune du Pilat et la Pointe du Cap Ferret, le Banc d'Arguin constitue le plus vaste banc de sable du littoral girondin. Bien que ses contours se modifient sans cesse en raison des marées, son étendue à marée basse est d'environ 4 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.Très apprécié des plaisanciers et des ostréiculteurs, qui y ont installé de nombreux parcs à huîtres, le Banc d'Arguin sert également d'aire de repos à de nombreuses espèces d'oiseaux migrateurs. Il abrite ainsi chaque année au printemps la plus importante colonie de sternes Caugeks d'Europe (hirondelles de mer).>

Le monument symbole du Bassin est inauguré en février 2008. La construction typique est à l’identique mais plus solide, pourtant la réalisation des architectes Jean Dubrous et Jean-Jacques Soulas ne fait pas appel aux pilotis en béton, jugés incompatibles avec l’environnement. La cabane complètement inspirée du style arcachonnais n’est qu’en bois (soulignant la filiation avec la cabane de résinier traditionnellement en pin) : pilotis en azobé, planchers en chêne, murs et cloisons en pin maritime. Silhouettes étonnantes à l’horizon, comme des sentinelles postées aux abords de l’ Ile aux Oiseaux, les Cabanes Tchanquées furent à l’origine élevées afin d’abriter des gardiens chargés de surveiller les parcs à huîtres.

Situées au sud-est de l’Île aux Oiseaux, les deux cabanes plantées au milieu des eaux font la renommée du Bassin. surveillant les parcs à huîtres. En 2008, la commune de La Teste de Buch a restauré la cabane aux volets blancs. Visiter ces cabanes n’étant pas possible, profitez de la promenade en bateau du Tour de l’Île aux Oiseaux.
Tchancas
Les premières cabanes sur pilotis (tchancas = échasses en Gascon) apparues au XVIIIème siècle, étaient consacrées à l’ostréiculture.

 Les cabanes actuelles se trouvent sensiblement à l’emplacement de celle construite par un Gujannais, Martin Pibert, en 1883, à l’Est de l’île aux oiseaux, pour la surveillance des parcs à huîtres, et détruite en 1943 par une tempête. La concession de la cabane rouge N°51 est attribuée à un petit-fils de son constructeur en 1945, Mr Landry (usage de plaisance).
Parc à Huitres

les tuiles à Huitres

La cabane blanche N°53, achevée en 1948 par Mr Longau (avec des aménagements complémentaires en 1954 et 1964), à vocation de plaisance également, a été acquise par l’Etat et le Conservatoire du littoral. La commune de la Teste-de-Buch en assure la gestion. Endommagée, elle vient d’être démolie, après un dernier hommage, pour une reconstruction à l’identique en 2008. La ville de la Teste-de-Buch et la Fondation du Patrimoine ont lancé une souscription publique.

l'ïle aux oiseaux
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Il n’y a pas que de l’eau salée ou saumâtre sur le Bassin d’Arcachon !
Les Abatilles: 
< source d’eau minérale arcachonnaise >


En 1923, alors qu'il procédait à des sondages dans ce parc, l'ingénieur Louis Lemariè vît jaillir à 472 mètres de profondeur une source à l'eau chaude sulfureuse. Les analyses révélèrent qu'il sagissait d'une eau pure radio-active, alcaline, peu minéralisée, et possédant d'intéressantes propriétés thérapeutiques.
Sa découverte et sa mise en exploitation renforcera l'aspect thermal de la ville et un établissement de cure fut construit et inauguré le 12 avril 1926.
De cette époque, il ne reste aujourd'hui que cette buvette au décor « Modern-Style », mosaïque et vitraux... et une eau si claire, si pure... que vous ne pourrez consommer que durant l'été puisque les visites ne sont organisées que durant la période estivale.

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La Dune du Pyla 

A 60 km de Bordeaux, au sud du Bassin d’Arcachon, il est possible de visiter la plus haute dune d’europe, la Grande Dune du Pyla. 
Cette dune atteint 107 m d’altitude. A son sommet, la vue est grandiose. Elle offre au regard la côte océane, les Passes d’entrée du Bassin d’Arcachon, la forêt landaise, et les jours de ciel très clair, la Chaîne des Pyrénées. Cette grande dune est constituée d’un sable fin dont les grains siliceux sont de même taille. Depuis une dizaine d’années, ce site est aussi devenu un point de départ pour les amoureux du delta plane, ou encore du ski l'été sur les aiguille de pins. La Grande Dune du Pyla (ou Pilat), est située sur la commune de La Teste de Buch (Gironde) qui en a fait un grand site national (site classé).

Site très fréquenté, son équilibre écologique est fragile. De son sommet, la vue est exceptionnelle : d’un côté, le Banc d’Arguin, le Cap Ferret, le Bassin, l’océan ; de l’autre une mer de pins qui semble infinie. 

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Le Cap Ferret.  
  
La pointe du Cap Ferret


Le Cap-Ferret se situe à l'extrémité sud de la presqu'île de Lège-Cap-Ferret (33950) en Gironde, séparant l'Atlantique et le bassin d'Arcachon. Célèbre pour son phare, il est un lieu huppé de villégiature qui a su garder son côté "nature", au coeur des Landes de Gascogne et du Pays de Buch. C'est la Presqu'ïle  des villages, un monde sauvage où cohabitent harmonieusement faune et flore.  

Le Phare du Cap Ferret.
Du haut de ses 53 mètres, le Phare du Cap Ferret est incontournable. Sa visite offre un panorama unique sur le Bassin d'Arcachon,la dune du Pyla et l'Océan. 

Un monde où chacun trouve naturellement sa place en harmonie avec la mer, la forêt, les villages ostréicoles.  La Presqu'île est un écrin, elle accueille tout naturellement les sites du Conservatoire du Littoral.

Le Pin Maritime, c'est l'arbre dominant sur la presqu'île. Autrefois semé, il est aujourd'hui planté. Il se reconnaît à son port: adulte il présente un bouquet de branches à l'extrémité d'un tronc plus ou moins droit. Il offre une ombre maigre. On le distingue du pin sylvestre par la taille de ses aiguilles: 15 à 20cm, et par la grande taille de ses cônes: les pignes...
Il sent bon, et fait entendre l'été des craquements (les pignes qui séchent et éclatent), et le vent de la mer mélange le bruissement des aiguilles avec le grondement de fond des vagues de l'océan...On utilise les bourgeons de pin pour des bains calmants, les pignons (les grains à l'intérieurs des pignes, mais ce sont les écureils qui en profitent le plus), on utilisait la résine (pour l'essence de thérébentine, et la collophane)et on utilise le bois pour la construction. Le pin brûle bien et vite en dégageant beaucoup de chaleur. La forêt brûle facilement. éviter de fumer...
On nous bassine chaque année avec le mimosa de la côte d'Azur alors que celui du Ferret est souvent plus précoce, plus beau et sauvage.

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La Pêche à la Turlutte (histoire locale)

Sur le bassin, en ce moment, on trouve nombre de bateaux le long des chenaux ou esteys et, bien entendu, il y a une explication. Les passagers sont occupés à faire tremper au fond des petites choses rigolotes et souvent roses appelées « turluttes ». Leur but, attraper des casserons, seiches juvéniles nées dans le bassin, après la ponte généreuse de leurs mamans au printemps précédant. Si l’un d’eux se colle au leurre il faut alors le remonter doucement, attraper l’épuisette et cueillir la petite bête avant qu’elle ne s’enfuie. 
les turluttes
Car l’animal est bigrement méfiant, et certains ne parviennent jamais jusqu’au bateau. S’il arrive enfin entre vos mains, alors je vous en conjure, tenez le bien derrière la tête avec LE VENTRE EN BAS, sinon chemisettes, bermudas, peinture du bateau prennent alors une décoration moderne sans doute du plus bel effet, mais seulement dans les galeries d’art. Enfin, à vous de juger, mais les tons n’existent qu’en noir, au mieux en gris. Je ne vous décourage pas, loin de là, on peut remplacer la turlutte par une sardine dans une petite cage ou sur une épingle, ça marche aussi. Bonne pêche, et puis, avec des oignons, des tomates et un peu de rosé c’est délicieux les casserons. 
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lundi 13 septembre 2010

Le VIN et BORDEAUX



L'homme produit du vin à Bordeaux depuis 2 000 ans ! !


Ici, il semble que des vignes existaient déjà avant l'arrivée des romains en 56 avant JC. Le poète Ausonius l'a raconté. D'ailleurs un château dans la région porte son nom : le "Château Ausone".

* <  En silence, nous faisions tourner la liqueur rouge dans nos grands verres. Elle se creusait au centre, montait à ras bord. Une rose charnue et souple semblait éclore entre nos doigts. Elle avait plus qu’un parfum, un fumet un peu sauvage qui plaît fort aux gens civilisés. Devant cette bouteille ténébreuse, nous eûmes un instant de recueillement qui dépassait le plaisir de boire. Une phrase liturgique de Mauriac me revenait à la mémoire : »Le soleil est réellement dans chaque grain de chaque grappe. » Pas seulement le soleil, mais un long passé plein de luttes, de déboires, d’erreurs, de succès, de travail et d’intelligence. Un chef-d’œuvre comme le château-ausone appartient à la race tout entière. A travers lui, on rend hommage à tous les Français et si tant de poètes vont puiser leur esprit dans les bouteilles, c’est que des millions de paysans taciturnes y ont mis le leur. > [ Raymond Dumay]



Contrairement à d'autres régions de France où le vin était sous le controle des moines, à Bordeaux, ce sont les marchands qui ont développé le vin.



Au début du second millénaire la région de Bordeaux était sous domination anglaise. Des centaines de bateaux chargés de tonneaux de "Claret" embarquaient pour l'Angleterre. Le "Claret" était un vin rouge léger que les anglais adoraient, Le mot est toujours utilisé pour se référer à du Bordeaux rouge. Quelques producteurs essayent de recréer le "Claret" tel qu'il était produit et bu il y a 1 000 ans.


Au 14ème siècle, la moitié de la production de vin de Bordeaux partait sur des bateaux, principalement pour l'Angleterre.A cette époque, les vins de Bergerac et de Gaillac, les vins à l'est de Bordeaux, étaient de plus en plus populaires. Ils entraient directement en concurrence avec les vins de Bordeaux.

Ainsi les marchands et producteurs de vin de Bordeaux firent promulger une règle qui empêchait les vins autres que Bordeaux d'entrer dans la ville avant que les vins de Bordeaux ne soient à bord des bateaux.

Il fallu attendre le 17ème siècle pour commencer à voir des vignes dans le Médoc (et donc à Margaux, Saint Estèphe, Saint Jullien, Pauillac...). Auparavant le Médoc était un marécage.
Durant les 17ème et 18ème siècles, les marchands d'Angleterre, des Pays Bas et d'Allemagne controllaient la plupart des vins produits dans la région de Bordeaux. A ce moment, les producteurs vendaient leur vin en tonneau ou barrique dès la fin de sa production. Les marchands achetaient les tonneaux, quelquefois mettaient les vins en bouteille, et le faisaient vieillir.
En 1855, ces marchands décidèrent la création d'un classement des vins de Bordeaux afin de distinguer les meilleurs vins. Cette classification existe toujours aujourd'hui sous la forme du classement des grands crus classés. C'est seulement après la seconde guerre mondiale que le baron de Rothschild fut le premier à mettre en bouteille ses propres vins et à les bonnifier en cave. Bientot les autres producteurs de Bordeaux suivront. Au cours de ces dernières années, une tendance à Bordeaux est de commercialiser des vins sous des noms de marque. Les raisins proviennent de toute la région et même hors de Bordeaux et sont assemblés par des producteurs ou des négociants.


Des marques telles que Mouton Cadet ou Malesan sont de plus en plus populaires.
Une tendance enccore plus évidente est la flambée des prix des vins de Bordeaux et la spéculation. En espèrant que tout le monde redeviendra raisonnable dans un bref avenir.


Au XIIème siècle, les moines de l’Abbaye de Roncevaux implantèrent un vignoble autour des prieurés d’Irouleguy et d’Anhaux. Le vin qui en était issu apportait du réconfort aux pèlerins en chemin pour St Jacques de Compostelle. Le vignoble connût un fort développement à partir du XVIème siècle, sous l’impulsion du Vicomte d’Urdos.
 Vers 1850, il produisait de quoi donner des forces à l’ensemble de la population ouvrière du bassin. Le vin d’Irouleguy était également expédié du port de Bayonne à destination de l’Allemagne, de l’Angleterre et des Pays-Bas. Au début du XXème siècle, dans les cantons de Saint Jean Pied de Port et de Saint Etienne de Baigorry, le vignoble s’étendait sur près de 1700 ha.

Le vignoble de Jurançon est classé AOC depuis 1936, pour le jurançon, soit une des premières de France. Sa zone de production se situe dans le département des Pyrénées-Atlantiques autour de Jurançon et Monein dans 25 communes situées à l'ouest et au sud de Pau, dans un rectangle Pau-Lasseubetat-Lucq-de-Béarn-Lagor entre le gave de Pau et le gave d'Oloron : Dans ces communes l'aire de production est constituée par les parcelles reconnues aptes à produire le vin de jurançon.  Les vignes sont produites à flanc de coteaux orientés sud-sud-est et à l'abri du vent. Elles sont plantées dans le sens de la pente ou en terrasse lorsque celle-ci est trop forte.


Sauternes est fameux pour son vin doux produit à Yquem, Raymond-Lafon ou Rieussec. Ils sont parmi les meilleurs vins doux du monde. Le Sauternes est conçu grâceà la pourriture noble (aussi appelé botrytis, une moisissure attaquant le raisin). Parce que les sols sont si divers, et que chaque maison a sa technique plus ou moins secrète, le Sauternes est un vin avec du caractère. Les Sauternes sont souvent délicieux, dorés, onctueux et délicats. La fameuse note de grillé apparaît lorsque le Sauternes a pris quelques années. Les vins de Sauternes ont leur propre classement, partagé avec ceux de Barsac.

 
Ce vin traditionnel, apprécié pendant trois siècles de présence Anglaise en Aquitaine, est d'une grande typicité et possède des critères de qualité spécifiques. Le Clairet de Bordeaux est une véritable curiosité, et ce, à plusieurs titres. C'est un vin à mi-chemin entre le rouge et le rosé dont le procédé de fabrication est spécifique, et il a une histoire particulière...Le nom de Clairet vient du terme gascon « vin clar », anglicisé en claret ou clairet.  Les « french clarets" firent la fortune des vins bordelais et le délice des amateurs britanniques au XVIIIème siècle. En effet, les « Clarets » se distinguaient des vins bourguignons ou de porto par leur caractère fruité et léger, obtenus par une vinification assez rapide. Les Clairets d'aujourd'hui perpétuent cette tradition séculaire de vins légers et fruités. 
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Histoire du vin de Bordeaux

Dans un décor bigarré de villes commerçantes, de villages ruraux et de châteaux, le Bordelais recèle le plus vaste vignoble de vins fins du monde. Des siècles de culture et d'architecture ; des générations d'aristocrates, de marchands et de paysans ont marqué le leur empreinte cette région historique. Mais pour le reste du monde c'est avant tout le plus grand exportateur.

Telle la mécanique d'une haute précision le miracle bordelais consiste en ses rouages qui s'emboîtent à la perfection et dont chacun travaille à un seul but commun : la production d'un vin de qualité unique, véritable hymne à l'art du bien vivre. Bordeaux évoque les grands vins dans toute leur noblesse et une tradition séculaire en matière de viniculture. On y produit un nombre prodigieux de vins les plus divers, mais jamais cette prodigalité ne portera préjudice à la qualité. Tourné vers cet objectif premier, par une lente mais constante évolution, par un affinement incessant des techniques. Ainsi, dans les exploitations vinicoles du Nouveau Monde, de la Californie jusqu’à l’Australie, les bordeaux rouges se flattent d’être les plus imités, de servir de modèle à ceux qui s’efforcent, tant bien que mal, de les reproduire. La région semble distante et inhospitalière. On peut même se demander si les multiples châteaux qui rompent l’uniformité du paysage n’ont pas été bâtis à la seule fin de pallier le manque de splendeur naturelle.

Ce n’est pas une terre qui dévoile ses charmes au premier venu, et la jovialité n’est pas une qualité innée chez les bordelais. Rares sont les propriétaires qui offrent gracieusement des séances de dégustation ou qui ouvrent leurs chais à la vente directe. Fourmis plutôt que cigale, les Bordelais semblent plus enclins à la besogne qu’aux réjouissances ! Sur les rives de la Garonne par exemple, on pourra de prime abord être dérouté par une atmosphère un peu compassée, une certaine raideur cérémonieuse, une économie de propos presque britannique. Ce vignoble est  immense et aussi  varié  que les vins qu’il produit, qu’ils soient secs ou liquoreux, rouges ou blancs, tranquilles ou mousseux. Dans ce cadre imposant, la variété de styles des bordeaux reflète les diversités géographiques, et climatiques, la multiplicité  des cépages et des techniques de fabrication propres à chaque vinificateur ou propriétaire, qui ne sont souvent qu’une seule et même personne.

Si le climat détermine la composition d’un vin, les conditions météorologiques représentent la part d’aléa qui tient les vignerons sur le qui-vive.  C’est précisément cet élément imprévisible qui donnera à chaque récolte son caractère propre. Ainsi, le temps peut privilégier certaines années, comme 1985, le merlot et d’autres,  ou comme 1986 le cabernet sauvignon. Les amateurs de variantes n’ont pas à s’inquiéter car les avancées technologiques n’ont pas  encore réussi à dompter les caprices du temps au point de fournir des crus standardisés.  En règle générale le climat du bordelais est caractérisé par des hivers doux aux pluies abondantes, des étés chauds et longs, des automnes secs.

La Garonne parcourt la région dans toute sa longueur pour s’écarter juste au Nord de Bordeaux, elle s’étale au cœur de ses terres  telle une énorme araignée au centre de sa toile. La Garonne et la Dordogne confluent à une quinzaine de kilomètres de Bordeaux, créant trois unités géographiques distinctes à cheval sur les trois axes fluviaux de la région.  A l’ouest, caché derrière l’écran vert et dense des forêts de pins maritimes, s’étend l’océan Atlantique. En bordure de Gironde se déroulent les plaines graveleuses du Médoc, et sur l’autre rive, les Côtes. S’y ajoutent les terres vallonnées de Bourg et de Blaye, dont la forteresse médiévale, témoigne d’anciennes attaches commerciales avec la Grande Bretagne. 

A l'est de Libourne, se dresse le tertre de Fronsac, centre d’une intense activité commerciale. Saint Emilion, ravissante petite ville fortifiée, se trouve tout près, sur la rive droite de la Dordogne. Les vignobles de Saint Emilion et de Pomerol forment  un noyau autour duquel gravitent  les nombreuses communes satellites qui sont implantées sur ce sol argilo-calcaire. Entre les berges méridionales de la Dordogne  et de la Garonne se déploie le vaste triangle de l’Entre-Deux-Mers, qui  constituent un tiers des A.O.C. de Bordeaux.  

Aux abords de la Garonne, l'Entre-Deux-Mers fait place aux Premières-Côtes-de-Bordeaux, cette bande étroite de vignobles qui surplombe le fleuve. Et enfin,sur la rive gauche s'étendent les graves.

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Des quelques soixante  variétés complantées que XVIIIè  siècle, il n’en restera plus que cinq pour les rouges, et trois pour les blancs.
- En rouge, le rôle principal est habituellement dévolu au Cabernet Sauvignon, suivit du Merlot.
Enfin, les Cabernets Francs,  Malbec et petit Verdot constituent , dans des proportions variables, le reste de l’encépagement bordelais.
- En Blanc le Sauvignon et le Sémillon se disputent le premier rang, suivis de la Muscadelle, qui  leur est généralement associée.

* Le Cabernet Sauvignon est par excellence le cépage  du Médoc et des Graves. Couvrant 18% du vignoble bordelais, il n’est dépassé en quantité par le Merlot, mais il jouit d’une renommée telle qu’il a pratiquement acquis le statut de marque de garantie.
Dans les meilleures années, il donne des vins d’un beau rouge rubis profond et d’un fruité remarquable qui rappelle souvent le cassis lorsqu’ils sont encore jeunes. En vieillissant ils acquièrent une texture soyeuse où se mêlent les parfums du cèdre et du santal, et même parfois une note de venaison. Le cabernet sauvignon produit des vins d’une grande finesse, destinés par leur constitution et par leur étoffe à une longue garde.

* Le Merlot est le deuxième grand cépage rouge du bordelais. C’est aussi le plus largement planté. Il couvre 32% du vignoble. Bien qu’on lui reconnaisse généralement un statut inférieur au Cabernet Sauvignon, il peut donner des vins extrêmement séduisants. Le Château PETRUS dont la réputation n’est plus à faire est par exemple presque entièrement fait de Merlot. A vrai dire, il s’agit d’une exception ; en fait, la plupart des grands châteaux de la rive droite, y compris ceux qui privilégient le  merlot, consacrent une proportion importante de leur encépagement soit au Cabernet Franc, soit au Cabernet Sauvignon, soit généralement aux deux en mélange.

..... à suivre.