Powered By Blogger

vendredi 24 septembre 2010

The Lascaux Prehistory Of Art

La DORDOGNE


La DORDOGNE  

Cyrano de Bergerac
 Le nom de la Dordogne tire son origne du celte «Du-unna» qui signifie eau rapide. Elle devint «Duranius» sous l'empire romain (le poète Sidoine Apollinaire la cite dès le Ve siècle), «Duranna» et «Durunia» au Moyen-Âge, puis «Dordoigne» et «Dourdoigne»  aux XVIe et XVIIe, et enfin «Dordogne». Aujourd'hui, certains l'appellent «la rivière Espérance», du nom d'une célèbre série télévisée. En 1790, lors de la réorganisation administrative de la France, ce nom a été retenu pour désigner le département. La rivière Dordogne prend sa source dans le Massif Central, au pied du Sancy, et rejoint la Garonne au Bec  d’Ambès après un parcours de 472 km. 


En Périgord, l'économie s'est faîte autour et grâce à la rivière et il n'est pas faux de dire que la batellerie a fait la prospérité de la vallée de la Dordogne. En effet, le relief tourmenté du Périgord a longtemps retardé la création d’un réseau routier homogène et carrossable et, de ce fait, grandement favorisé l’essor de la batellerie. C’est ainsi que vers 1850, la rivière assurait 60% du trafic de marchandises entre Bergerac et Bordeaux. Le tracé de cette voie fluviale, d’est en ouest, en faisait la voie la plus directe entre le Massif central et l’Atlantique, tout au long des 260 kilomètres de cours navigués à la montée et à la descente, et des 80 km supplémentaires exploités uniquement à la descente. Elle permettait de rattacher l’Auvergne à l’Aquitaine.


Et que de ressources le long de son parcours ! 
les forêts de la haute vallée fournissant des bois de construction (planches de chênes et de châtaigniers obtenues par fendage), des feuillards (branches de châtaigniers assouplies) destinés à la tonnellerie, des carrassonnes (planches d’acacia ou de châtaignier assemblées en fagots) et des échalas (piquets pour les ceps de vigne), les fromages d’Auvergne, les peaux, les châtaignes, des «soustres» (pierres destinées aux meules des moulins), le charbon des mines d’Argentat, le genièvre des coteaux périgourdins, les vignobles du Quercy et du Périgord, les productions des forges de la Vézère et des papeteries de la Couze, de Mouleydier et de Creysse…
Un Gabarier
Au fil des siècles, la rivière Dordogne s'est forgée une identité culturelle forte, un sentiment d'appartenance  à un même territoire. Elle faisait vivre, directement ou indirectement, la majorité de la population riveraine. De ce fait, l’activité batelière tenait une place importante dans l’économie locale. La corporation des «gens de rivière» était bien structurée :
– les «maîtres de bateaux», à la fois armateurs, entreposeurs et marchands.
– les «floutayris» (bateliers et simples matelots).
– les «cordiers» et «portefaix».
– dans les villes portuaires, l’importation de sel, conditionné en sacs ou barils, donna naissance à une catégorie
d’ouvriers spécialisés les «sacquiers».
– les «lamaneurs», pilotes guidant les embarcations sur les tronçons dangereux de la rivière.
– les «barricaires», tonneliers mais aussi charpentiers de bateaux, bûcherons et scieurs de long

Le reste de la population (les fermiers, les viticulteurs, les pêcheurs, les mineurs, …) travaillait à la production  des produits locaux dont une partie était exportée vers le port de Bordeaux.

 *****
Les Bastides en Périgord

Le terme "bastide" désigne les villes nouvelles fondées pour le compte du roi de France ou d'Angleterre au cours des XIIIe et XIVe siècles. En Périgord, vingt-cinq bastides environ furent créées, mais seulement dix-huit arrivèrent à maturité. Elles ont été édifiées entre la Guerre des Albigeois et celle de Cent ans, soit dans un laps de temps relativement bref, une soixante d’années environ, de 1250 à 1316. 1250 pour 


Beaumont du périgord : Elle fut fondée par Lucas de Thaney, Sénéchal de Guyenne pour le compte d’Édouard Ier, roi d'Angleterre.
 
 

Villefranche de périgord : Fondée dès 1250 par Alphonse de Poitiers pour le compte du roi de France, Saint-Louis, son frère, elle fut la toute première en Périgord. 
C'est ici en Périgord que l'on compte la plus grande densité de repaires nobles de France. D'après Jean Secret,
 



le département de la Dordogne compte 1500 châteaux, manoirs et gentilhommières.



  *****
Villes et villages 

Bergerac  coeur du vignoble Bergerac est le fruit du mariage heureux de la terre et de l'eau. Fondée sur les rives de la Dordogne, elle fut un haut-lieu de la batellerie. Elle demeure aujourd'hui la ville des sports nautiques ou des promenades en gabarres.
Brantôme Venise du Périgord Entourée par la Dronne, la Venise du Périgord est une île parcourue de ruelles. Au 8ème siècle, les moines bénédictins s'installent au pied de la falaise, dans des abris troglodytiques, avant de fonder une abbaye.





 

Périgueux Capitale du Périgord Ville d'Art et d'Histoire Station de Tourisme
  
Sarlat Cité d’exception Ville d’Art et d’Histoire On attribue souvent à Pépin le bref, le père de Charlemagne, la fondation de Sarlat. Le monastère qu’il fit bâtir devint l’une des plus
importantes abbayes bénédictines
de la région.
 
Lalinde Situé dans le triangle Bergerac, cingle de Limeuil et bastide de Monpazier, le bourg de Lalinde, entre Dordogne et canal, est un véritable paradis pour les nombreux cygnes qui y résident toute l’année.







 *****
Sites Préhistoriques 

Les Eyzies

  

 « Le parcours débute par une plongée dans le temps il y a plusieurs millions d'années. Le visiteur, cheminant dans un couloir taillé dans le roc de la falaise, aborde ainsi le question des origines de l'homme. Empruntant un escalier surmonté d'un puits de lumière, il remonte le “puits du temps” et découvre les voies de peuplement de l’Europe et la longue histoire de la présence humaine dans la vallée de la Vézère depuis près de 400 000 ans
À l'orée de la première galerie d'exposition, dans une section dédiée aux "clefs de lecture des temps préhistoriques”, le visiteur se familiarise avec les méthodes de
datation par les archéologues.

 *****
La Grotte de LASCAUX 
Elle fut découverte le 12 Septembre 1940 par quatre jeunes gens partis à la recherche de leur chien disparu dans un trou provoqué par le déracinement d'un arbre. L'instituteur de Montignac, averti de cette découverte alerta aussitôt l'abbé BREUIL, qui vint sur place et fit une étude minutieuse de cette grotte qu'il baptisa "la Chapelle Sixtine du Périgordien". 
La grotte est composée de deux grandes salles, la Rotonde et l'Abside, et de galeries plus ou moins larges, ornées d'environ 1500 gravures et 600 dessins peints en jaune, rouge et noir. Les peintures et gravures représentent des taureaux, des chevaux, des cerfs, des bouquetins, mais aussi des félins, un renne, un ours, un rhinocéros et un animal fantastique, tous accompagnés de points et de motifs géométriques dont la signification est inconnue. 

crayons de couleurs
Classée monument historique, la grotte est inaugurée en 1948, mais malgré les précautions prises, les peintures commencèrent à se détériorer, l'effet du gaz carbonique et la pénétration de l'humidité entrainant le  développement d'une moisissure verte et un dépôt de calcite blanchâtre. La grotte fut définitivement  fermée au public en 1963.
Parure en coquillage
Dix ans plus tard, le projet d'un fac similé est émis, qui aboutira à l'ouverture de  LASCAUX II en 1983. Ce fac similé, réalisé par Monique PEYTRAL, est situé à 200 m de la grotte originale.  Les deux galeries reproduites -la Salle des Taureaux et le Diverticule Axial- rassemblent la majeure partie  des peintures de LASCAUX. Une véritable prouesse technologique et une grande rigueur scientifique ont  permis de recréer l'atmosphère de la cavité originale. En 10 ans, plus de 3 Millions de visiteurs ont pu découvrir, grâce à son double, le plus célèbre sanctuaire  du monde, qui a pu ainsi renaître à la vue du public.

Il suit ensuite “le fils du temps” le long d'une vitrine retraçant l'évolution des hommes préhistoriques, ainsi que celle des paéloenvironnements. Des espaces spécifiques présentant de nombreux témoins  archéologiques sont consacrés aux grandes périodes de la préhistoire. À l'étage supérieur, le visiteur a le sentiment de se trouver sur un lieu d'habitat que viennent tout juste de quitter les occupants. Le parcours aborde ensuite les pratiques symboliques telles que les modes d’inhumation, la parure et l'art mobilier, pour s'achever par une évocation des sanctuaires profonds».  

Visite virtuelle : voir  vidéo : http://www.lascaux.culture.fr/

*****
Les gabarres


Depuis l'époque Gallo Roman, la rivière Dordogne était la principale voie de communication entre le Massif Central, l'Auvergne et Bordeaux. Aprés les pluie d'automne, quand l'eau devenait suffisamment haute,  c'est au péril de leur vie, que les gabarriers affrontaient les rapides de la haute Dordogne sur des "courpets", bateaux rudimentaire à la tonnellerie. 

Arrivés à bon port , ces bateaux étaient détruits, puis vendus avec leur  cargaison. Depuis le port de Souillac, les gabarres devaient affronter les rapides du Saut de la gratusse avant d'arriver en basse Dordogne viticole, livrer les pierres à moulin de Domme, les canons des forges du Périgord, les papiers filigranés aux armes d'Amsterdam, et surtout les vins de Bergerac, de sainte-foy-la-grande et de  Castillon-la-Bataille




 *****

VALLEE DE LA VEZERE La vallée de l'Homme : "Le pays de l’âme 

La vallée de la Vézère est un lieu magique. C'est sans doute pour ça que l'instinct de l'Homme l'a fait s'y installer il y a 400 000 ans et y demeurer jusqu'à aujourd'hui. Autour de cette rivière capricieuse, parfois tumultueuse, qui serpente entre de gigantesques falaises, se trouvent réunis les plus illustres et les plus impressionnants sites préhistoriques. Cette vallée, inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO pour les trésors artistiques qu'elle abrite mérite un séjour prolongé.

 *****
VIGNOBLE DU BERGERAC : Berceau de Montaigne



Monbazillac
Dans le monde entier la ville de Bergerac est associée au vin. Les vignobles du Bergeracois s’étendent sur les deux rives de la Dordogne, « la rivière espérance », sur 12000 hectares. Ils ont donné naissance à 13 Appellations d’Origine Contrôlée ; le plus réputé est le plus liquoreux : le Monbazillac. Idéal pour accompagner le foie gras, il côtoie le Montravel et la Rosette. Pour le vin rouge, c’est le Pécharmant qui reste le plus renommé.Dans ce sanctuaire de la vigne, l’eau n’est pas absente. Après avoir, sur les ruelles pavées, arpenté la vieille ville longée de maisons à colombages, vous trouverez inévitablement les berges de la rivière qui a donné son nom au département.

Montaigne



Mais le vrai personnage historique de ce qu’on nomme le Périgord pourpre, c’est Michel Eyquem de Montaigne, philosophe, homme de loi et infatigable cavalier, il fut éduqué avec deux siècles d’avance comme un honnête homme du siècle des lumières, dans le culte de l’humanisme. S’il fut maire de Bordeaux, c’est dans sa demeure natale de Saint-Michel-de-Montaigne qu’il rédigea « les essais ».



  
*****
Les Bories du Périgord


La Cabane est désignée à tort par le terme "borie" d'origine provençale. Cette appellation fut introduite  dans les années 70 en Périgord car le nom de "cabane" n'était pas porteur en terme touristique. Bori(e) signifie en occitan ou langue d'Oc "ferme". Ces constructions ne possèdent pas de charpente mais présentent une voûte en encorbellement régulière à l'intérieur et surtout, l'ensemble est tenu par assemblages, coincements et n'utilise aucun liant d'où son appellation "cabane en pierres sèches". Parfois aménagée, la cabane renferme rarement l'ensemble des éléments tels que cheminée, banquette, évier, citerne. 
Les formes et les volumes sont diversifiés, et quant à leur utilisation, elles servent de poulailler, d'abri temporaire  et d'habitation comme celles du Breuil à Saint André d'Allas. Dans l'épaisseur d'un mur, la guérite plus ou moins grande abritait un chasseur, un berger, le matériel. Quant aux petites lucarnes, elles servaient à mettre au frais  le vin du labeur. La Maison de la Pierre Sèche à Daglan propose une visite de son musée sur les traces des hommes  qui nous ont légué ces trésors architecturaux.

*****